Nous étions parmi les quelques centaines de personnes rassemblées sur la plage d’Erdeven pour dire notre ras-le-bol de ces accidents et des pollutions qui en résultent.

Nous étions parmi les quelques centaines de personnes rassemblées sur la plage d’Erdeven pour dire notre ras-le-bol de ces accidents et des pollutions qui en résultent.

Au cœur d’une zone environnementale sensible, jouxtant des zones de frayères côté mer et des zones conchylicoles côté Ria d’Etel, le naufrage du cargo TK BREMEN ce matin rappelle une nouvelle fois, la nécessité de renforcer notre dispositif de sécurité en mer et de disposer de moyens d’intervention adaptés et suffisants en mer et sur le littoral.
Nous nous étonnons qu’un cargo ait pu quitter le port de Lorient alors que l’alerte orange était déclenchée. C’est l’aboutissement logique du libéralisme appliqué au transport maritime : faire au moindre coût, avec des personnels sous-qualifiés, sur des navires pas toujours en bon état, sans que les considérations de sécurité aient priorité.
Dans le cadre d’une mission qui relève par essence de l’Etat, nous souhaitons que la venue de la Ministre aujourd’hui, soit l’occasion de remettre ce sujet en débat, en particulier en termes budgétaire et règlementaire.


Le Télégramme du 10/11/11 fait le point sur l’industrie photovoltaïque en Bretagne. Un énorme gâchis !
Citations :
«On a demandé une série de mesures, comme la régionalisation des tarifs, qui ne coûtaient pas un centime au gouvernement, et auraient permis de sauver la filière. Mais rien n’a été fait, pour protéger les oligarques et EDF en tête»
«Les investisseurs étrangers ne veulent plus mettre un centime en France, car les règlements changent tous les six mois et qu’il est impossible de faire confiance à la parole d’un ministre».
«On prévoit que la production va doubler dans l’année au niveau mondial. Il n’y a qu’en France que ça s’écroule parce qu’on n’a rien compris».
«Des chambres de métiers n’ont pas fait leur travail. Quand on voit des boîtes dont le code APE (activité principale exercée) indiquait vente de textile et qui faisaient du photovoltaïque, il y avait quand même un souci».
«Le problème, c’est cette succession de lois et de normes imbéciles, qui rendent impossible de faire du photovoltaïque en Bretagne».
«Dans quatre, cinq ans, quand on devra faire des maisons dites positives, qui produisent de l’électricité, on n’aura pas beaucoup de choix. Mais entre-temps, on aura tué une filière qui existait. Et le plus terrible, c’est que ça arrive au moment où des jeunes sortent des premières formations Bac+2 sur ces technologies».


Réaction de l’Union des Associations pour la Défense du Littoral à l’élection de Joël Labbé au sénat (publication d’origine ici) :
Joël Labbé, maire de Saint Nolff (56), s’est battu sans relache aux côtés de nombreux élus et des associations de protection de l’environnement en faveur de la création d’un Parc Naturel Régional dans le golfe du Morbihan.
François Goulard, président de la Communauté d’Agglomération de Vannes, a tout fait pour s’opposer à ce projet. Il a notamment refusé d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour des conseils communautaires de cette collectivité. Rappelons que 24 communes sur les 38 existantes à l’intérieur du périmètre du parc se sont prononcées pour le PNR.
L’élection de Joël Labbé et la défaite de M. Goulard ce dimanche 25 septembre, aux élections sénatoriales, constitue une belle revanche pour le maire de Saint Nolff et une grande satisfaction pour L’Union des Associations pour la Défense du Littoral qui avait décerné son prix Citron 2010 à François Goulard pour « son rôle majeur dans l’opposition au projet de PNR du Golfe du Morbihan ».

À Auray, Anne-Marie Boudou, adjointe au développement durable et Guy Roussel, adjoint à l’urbanisme ont présenté l’initiative municipale de gratuité qui vise à encourager les Alréennes et Alréens à prendre davantage le bus.
En effet, à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, du 16 au 22 septembre, « Auray bus » sera gratuit . Une initiative qui pourrait permettre de consolider l’évolution positive de la fréquentation notée ces derniers temps.

Climsea 2011 colloque sur « l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique » se déroulera le jeudi 29 septembre 2011 à Auray à l’initiative du projet de Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan et de l’Université de Brest (UMR AMURE) vous invitent au colloque ClimSea 2011.
Ce colloque est l’évènement de clôture du projet européen IMCORE en France. Ce projet vise à promouvoir une approche durable, innovante et transnationale pour réduire l’impact écologique, social et économique du changement climatique sur les zones côtières de l’Europe du Nord-Ouest. Il implique 17 partenaires, collectivités et centres de recherches sur 9 sites pilotes. A l’occasion de ce colloque, les résultats du projet seront présentés ainsi que des interventions de spécialistes du changement climatique (climatologue, sociologue, écologues, géographes, juristes…) et des exemples concrets de territoires européens sur lesquels l’adaptation au changement climatique est en marche.
Inscription : http://www.climsea.eu/

Guy Hascoët, René Louail et Janick Moriceau, élu/es Europe Écologie-Les Verts au Conseil régional de Bretagne ont publié, ce 12/08/2011, un communiqué relatif aux algues vertes.
Ils y insistent sur la nécessité de «dépasser l’actuel Plan Algues vertes» et mettent en avant « trois volets indissociables :
Mettant les points sur le i, ils détaillent : «Ainsi pour la seule région Bretagne, l’unique stratégie crédible est la désintensification de l’élevage, en emblavant 200 000 ha en prairies supplémentaires, ce qui permettrait à la fois d’économiser 450 000 tonnes de soja, de créer plus de valeur ajoutée pour les agriculteurs, de participer à la dépollution des sols et à la reconquête de la qualité, de mener une politique l’eau, au niveau requis pour transformer des mots, en politique efficace.»

On a beau savoir les dégâts que la cupidité, ou simplement le souci de bonne gestion commerciale, peut provoquer quand on n’y prend pas garde, mais c’est quand même toujours un étonnement renouvelé de voir jusqu’où on peut aller trop loin.
Cette fois c’est la propriété du « Golfe du Morbihan » qui est en cause. En effet, quelqu’un a jugé bon d’en déposer la marque. Non pas la marque « Les T-shirts du Golfe du Morbihan » ou encore « Les sinagots du Golfe du Morbihan » (ce qui serait déjà gonflé), juste « Golfe du Morbihan ».
Selon Ouest-France du 02/08/11, cette marque aurait été déposée par la « Compagnie des Terre Neuvas », entreprise vannetaise spécialisée dans l’achat et la gestion de marques relatives à la mer et au nautisme traditionnel.
Si l’on en croît l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), ce dépôt de marque a, en réalité, été fait le 7 janvier 2011 par la société BRETAGNE BEAUTÉ BIO basée à Saint-Malo. Cette marque a été réservée pour 4 classes (substances pour lessiver ; huiles ; tissus ; services divers en agriculture, esthétique, toilettage…).
Alors, apparemment, quand l’association des offices de tourisme du Golfe du Morbihan a lancé une ligne de vêtements sous le logo « Le Golfe du Morbihan » portés par son personnel et également disponibles à la vente dans les syndicats d’initiative, cela a fait grimacer les premiers.
Selon Ouest-France, l’association dit «être tombée des nues», surprise d’apprendre qu’un nom géographique n’est pas libre de droit. Enfin, la surprise a été de courte durée puisqu’on peut lire (toujours sur le site de l’INPI) que, le 8 juillet 2011, GOLFE DU MORBIHAN, ASSOCIATION, OFFICE DE TOURISME, basée à Arzon, a déposé la marque « Le Golfe du Morbihan », réservée pour 7 classes (photos et prospectus ; parapluies et sacs ; ustensiles pour le ménage : tissus ; vêtements ; jouets ; actions publicitaires).
Voilà qui promet des discussions passionnantes sur la légitimité de « Golfe du Morbihan » vs « Le Golfe du Morbihan » !
Et si on mettait le holà ? Si on mettait fin à ces appropriations abusives ? Si on se mettait réellement à protéger et à développer les biens communs ?
Le mouvement est amorcé avec les licences Creative Commons, avec des initiatives comme Wikipedia ou Openstreetmap, ou encore celles de la ville de Brest.
Plutôt que la confiscation, le partage !

